le pas niais de la ménagère…

03.12.2008 | 4:27 pm | Le fabuleux destin.

8h: je pointe mon corps encore fatigué d’une nuit trop courte dans ma salle de bain et là: horreur!!! qu’est ce que c’est que cette sale bestiole?! faut être prêt sérieux, quand les paupières à demi ouvertes, on découvre un tel spectacle!! le temps de quelques millièmes de seconde, je réalise: c’est moi.
c’est décidé, ça ne peut plus durer!
les décisions, ça se prend à chaud. bon ok, des fois c’est mieux à froid. disons que pour être tout à fait franche, là c’était plutôt tiède… (comme mon café d’ailleurs, qui a dû attendre que je change la couche de l’un, coiffe l’autre, cherche le flash mac queen (celui qui tire la langue of course) sous le canap’, et ce merdeux, laissez moi vous dire qu’il va toujours rouler le plus loin possible pour m’emmerderet faire étirer le bras tel l’homme élastique…)

bref, la décision donc: tututututututu (bruit du vieux téléphone composant un numéro)
- allo?
-kookoo c’est noisette!!! c’est affreux, c’est urgent, fais moi une place dans ton agenda, pas de couleurs, pas de mèches, mais besoin urgent d’être coupée-coiffée!!
- oki, passe quand tu veux je m’occupe de toi.

(oui je sais, trop cool mon coiffeur)

donc me voici partie, d’un pas svelte et élancé (’fin, en voiture koi) direction: le coiffeur.

j’arrive, je m’installe, évidemment j’attends hein, fallait pas non plus rêver, y avait du monde, et ces dames avaient pris rendez vous…
mais alors, le truc dingue, c’est que du coup j’ai pû observer… et laissez moi vous dire que quand les nanas vont se faire coiffer, ben quand elles ressortent… elles ont un pas niais…
comme si il fallait marcher bizarrement pour que tout le monde remarque quelque chose… (oui oui la haut!!! au dessus de ma tête!!). l’une marchait la nuque raide comme un “i”, l’autre en fesant des tits mouvements d’épaule, une troisième tirait son menton droit en avant et les lèvres pincées (si si je vous jure ça a un impact sur la démarche!!! essayez!!)

alors du coup j’ai eu peur moi… j’ai hésité a faire marche arrière… mais c’était trop tard… j’étais repérée et j’avais déjà un café devant moi… hum.
je me fais coiffer, je paye, et je dis “écoute moi bien, si par hasard je remarque que ma démarche a changé en sortant d’ici, je porte plainte!!!”

et… ben j’avais surement un pas niais, mais dû à la tramontane…
ouf.